Née en 1969, Isabelle Bourlon se rebaptise Folisabelle en 2011, s’associant ainsi pleinement à sa folie.
« La folie est un grain de sagesse nécessaire, dit-elle. C’est grâce à celle-ci que l’on trace sa route, unique et personnelle. Inimaginable si on ne l’emprunte pas le chemin de l’inconnu, un pas à la fois. Découvrant la vie telle Alice aux pays des Merveilles, entre rêve et réalité. Trouver les chemins les plus fous, traverser ses propres enfers pour découvrir des miracles au milieu d’une oasis de paradis. Croire en la folie de l’invisible dans une société rationnelle et cartésienne. Enfin, lâcher prise en n’écoutant plus que son intuition en guide. Avoir peur mais avancer. Moins douter. Tâcher de garder la paix en soi. La foi. Faire taire nos jugements envers soi-même et les autres. Oui, c’est compliqué, et j’échoue souvent. Mais ma folie et l’espoir, je ne sais pourquoi, ne me quittent que très rarement. Ils reviennent vite au galop pour rire au vent nouveau! ajoute-t-elle en riant. Je vis comme je peins. Un coup de pinceau à la fois, sans autre but que d’aimer chaque trait, chaque jour, chaque instant. Me corrigeant sans cesse afin d’évoluer constamment. Être »

Hypersensible, l’enfance d’Isabelle se dessine sur des bouts de papier, fuyant un monde de critiques et de compétition grâce à l’humour de Franquin, Roba, Sempé et Goscinny.
« A l’époque, je trouvais ça fou que des hommes arrivent à monnayer des petits dessins pas sérieux ! Je les enviais vraiment de rire tout le temps. Comme s’ils vivaient toujours dans une super cour de récré remplie de copains super cools qu’eux-mêmes créaient ! Un vrai rêve ! »
Née d'un mère institutrice rigoureuse, d'un père biologiste, peintre et bricoleur de génie, et ayant un frère ornithologue dans l’âme, elle aime peindre la nature. C’est à travers son observation qu’elle comprend nos cycles, l’évolution, la paix, la violence, la finesse et la poésie de son chant imperturbable. La biodiversité et l’indispensable différence de chacun dans un monde qui cherche une uniformité.
Peintre, comédienne, auteur, elle révèle sa force créative, joyeuse et juste dans un immense point de vente à Erpent (Namur) durant 6 ans. Travailleuse de jour comme de nuit, elle enchaîne les créations au milieu de décors chinés, recyclés, et insolites. Ce grand magasin ne se définit plus, il regorge de vie, de conscience et de joie.
Diplômée d'un graduat d'Art graphique en 1986 à Saint-Luc Liège, elle enrichit son parcours chez Design Board Bruxelles- Agence internationale de packaging. Il s'ensuivra 13 années magiques dans le Bellow the Line chez Stratégie-Liège, travaillant pour les plus grandes marques en packaging et promotion sur le point de vente, elle dédie ensuite 7 ans à ses 3 enfants, son mari, son nid. Mais toujours, elle crée, se réinvente un univers, décore, joue et s'amuse de ses pinceaux avec la joie de l'enfance. Elle se construit alors un monde de valeurs plus proche de l'humain.
En 2011, après des évènements personnels qui la ravagent, elle éclot plus forte de toute cette expérience et s’ajuste enfin à sa place.
L'artiste Folisabelle naît du mix de tout ce mélange emprunt de rêves enfuis.
Courant d'un salon à l'autre, travaillant jour et nuit, prenant tous les risques et s'occupant de ses 3 enfants, elle devient l’Artiste de la Paix sur la Citadelle en 2014, s’associe avec des artisans afin d’offrir ses compétences et sa philosophie sur leurs emballages, crée des spectacles joués lors du festival des Solidarités dont l’emblème des moulins est issu de ses créations. Ravissant certains établissements namurois avec art, humanisant de grands hôpitaux et Solidaris mutualité de ses créations, elle écrit son 7ème livre «J’ai un truc à dire!» qui se révèle un grand succès en auto-édition.
Un concept unique murement réfléchi faisant d’elle une artiste complète qui déploie ses ailes grimpant vers son étoile.
Une artiste très à l’écoute, aimant le silence des arbres mais aussi les instants rieurs et bavards des fleurs. Posant les justes mots sur toile et papier, respectueuse, œuvrant avec empathie et bienveillance.
"Le courage, ça se partage" sera son livre suivant. Son papa décède, elle réduit son immense point de vente vers une petite boutique lumineuse à Jambes où elle reçoit désormais sur rdv. Elle ouvre encore plus grands les bras vers ses rêves et se dédie également à la scène de manière plus impliquée avec ses conférences gigotées uniques et surprenantes, mais aussi des ateliers créatifs plus intimistes. Elle touche alors à l'absolu de tout ce qu'elle aime dans l'art!
Un autre livre sort, toujours en auto-édition, "Et pluie, vint le temps du bonheur!". Au milieu de ses légendaires boules de Noël, elle crée une chaleureuse lumière dans toute la rue Tillieux à deux pas de la Meuse et de la Citadelle. Boutique ou librairie? Lieu de peinture ou de recueil? Tout cela forme une chaîne vivante dédiée aux professionnels comme aux privés, des cartésiens aux spirituels, hommes ou femmes, c'est un parfum de vie et de poésie dont le monde se ravit le cœur.
En maître guide, pour elle, c’est une évidence ;
Rêvez à l'impossible, écoutez votre cœur plus que de raison, acceptez l'inconnu avec enthousiasme, il regorge de miracles et connaît la route du Bonheur !
